COMMUNIQUE DU 11 AOUT 2010
UN DIALOGUE CONSTRUCTIF POUR L'UNITE DU TOGO !
Depuis
l’élection présidentielle du 4 mars, le Pouvoir usurpé de Faure GNASSINGBE ne
cesse d’accumuler les maladresses. Ce mardi 10 Août 2010 a été une fois de plus un rendez manqué
pour le pouvoir en place incapable désormais d’apporter la moindre preuve au Peuple
togolais de son attachement à la paix civile et sociale.
En déployant
une nouvelle fois les forces de sécurité autour de la paroisse de l’Eglise
Evangélique Presbytérienne de Nyékonakpoè, devant abriter le Congrès
Extraordinaire de l’Union des Forces du Changement (UFC) tendance "FABRE" ;
le Pouvoir politique sous le fallacieux prétexte du respect de la Charte des partis
politique, a affiché publiquement son parti pris et son ingérence dans la grave
crise interne qui secoue l’UFC.
En martelant
les dispositions de la Charte des partis politiques au Togo tout en détournant
juridiquement l’esprit et la lettre de celle-ci, les Ministères de
l’administration territoriale et de la Sécurité Civile feignent d’ignorer qu’il est du devoir du Gouvernement
de garantir les libertés publiques et d’œuvrer à la cohésion nationale.
La neutralité
du Gouvernement dans la mutation en cours au sein de l’UFC serait la moindre
des choses à attendre de la part d'un Etat soucieux du respect du principe
d’égalité vis-à-vis de l’ensemble de ses citoyens. Malheureusement, l'absence d'Etat de droit et
le besoin de pérenniser le pouvoir RPT ont
conduit à la gouvernance du « diviser pour régner ».
En soutenant de
fait les Amis de Gilchrist OLYMPIO (AGO), le Pouvoir en place démontre la
plénitude de sa volonté de museler toute opposition sérieuse au système RPT, et
par là son mépris avéré de tous ceux qui soutiennent sans réserve Jean Pierre FABRE et le Bureau National de
l’UFC sur toute l’étendue du territoire national.
Les événements
d’hier interpellent tous les acteurs politiques du Togo et les mouvements de la
société civile concernés, et exigent de tous du courage politique pour œuvrer à
une véritable RECONCILIATION tant au sein de l’UFC qu’au niveau national.
Le CVU déplore l’emmurement
du pouvoir en place, dans un légalisme cynique ne s’appuyant sur aucune base éthique,
et le recours de plus en plus massif à la force policière et à l’emploi de
grenades lacrymogènes contre des manifestants aux mains nues, pour tenter de
faire taire la contestation démocratique. Tout
ceci aggrave davantage la crise politique que traverse notre pays, quand on
sait que demeurent toujours arbitrairement en prison plusieurs compatriotes
dont Kpatcha GNASSINGBE et les siens, les membres du MCA, ceux de la famille
politique de Sursaut, et tous les anonymes martyrs de la Liberté.
L’heure n’est pas
au déchirement de la Nation togolaise, mais exige la concertation pour ouvrir
le chemin du dialogue et de la confiance partagée, seuls gages d’une réelle
volonté d’assurer un meilleur vivre ensemble.
A cet effet, le
CVU invite d’une part, l’opposition togolaise à resserrer ses rangs, et d’autre
part, le Gouvernement à faire sien le souci de l’intérêt général des
populations togolaises.
Point n’est
besoin de rappeler que ce sont les conséquences de ces multiples irrégularités
graves qui sont en train de conduire le Togo vers un avenir inconnu.
Pour mémoire, le CVU a formulé depuis le 19 Mai 2010 vingt deux
(22) propositions de sortie de crise pour ouvrir le chemin d’un
dialogue constructif pour le retour de la confiance et de la paix civile !
Convaincu que
seul le dialogue rend féconde toute communication constructive, le CVU exhorte
vivement toutes les forces politiques et citoyennes à œuvrer résolument dans
cette voie pour que soit préservée la paix sociale.
Le CVU prend
acte de l’élection comme Président de l’Union des Forces de Changement de Jean
Pierre FABRE et appelle toutes ses tendances à œuvrer à l’apaisement et à la
cohésion interne dans l’intérêt supérieur de la Nation toute entière.
Il réitère son
entière disponibilité à œuvrer de concert
avec toutes les forces politiques et citoyennes pour réaliser les légitimes
aspirations du Peuple togolais.
Puisse la Communauté internationale prendre la mesure de
la gravité de la crise politique togolaise !
En avant la Résistance citoyenne et que Dieu bénisse le
Togo !
Fait à Lomé, le
11 Août 2010.