Committee for Motivation and Action for Freedom in Togo (CMAF-Togo)

Non au regime RPT. Tous Unis pour la meme cause, la lutte continue!
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Entretien entre Le Palmier Africain et Samuel Kowouto, Représentant du FRAC aux Etats Unis.  Mr. Samuel Kowouto nous livre ses impressions sur le FRAC, les récents développements de la politique togolaise et sa mission comme représentant du FRAC aux Etats-Unis.  


« …ceux qui se sont amusés à flirter avec le régime RPT en jouant de leur témérité pour entrer dans ces genres de gouvernement d’union sont revenus comme des lépreux en politique…»



Le Palmier Africain: M. Samuel Kowouto, vous avez été nommé comme Représentant et Ambassadeur Plénipotentiaire du FRAC aux Etats Unis par le Conseil des Présidents du FRAC. Pouvez-vous nous dire sur quel critère vous avez été retenu pour ce poste ?


Samuel Kowouto: Ma nomination  symbolise en fait la confiance que le FRAC fait au CMAF-TOGO dans sa lutte aux côtés du peuple togolais contre la dictature militaire qui régente notre pays depuis bientôt cinquante ans. C’est le lieu de rappeler qu’à travers ma modeste personne, c’est tout le CMAF-TOGO et la diaspora togolaise aux Etats Unis qui sont honorés. C’est pourquoi, je tiens ici à remercier le bureau des présidents du FRAC pour cette confiance qu’ils ont faite à ma modeste personne et à l’association dont je suis membre ici aux Etats-Unis. Je saisis encore cette opportunité pour rassurer le FRAC et tout le peuple togolais qui veut le changement sur la terre de nos aïeux qu’ils ne seront pas déçus. Nous prendrons toutes les initiatives pour faire découvrir au monde entier la nature fasciste de la dynastie familiale des Gnassingbé, adoubée par une brutale milice tribalo-familiale qui s’est donnée pour mission de détruire notre cher Togo. Les preuves sont là pour faire réfléchir sur l’état de délabrement avancé tant matériel que moral du Togo enseveli sous la botte des militaro-fascistes du RPT et de leurs guides, les Gnassingbé et alliés ; ces derniers étant soit des Togolais d’origine ou des apatrides sans foi ni loi comme ce larron en foire nommé Debbasch.   


Le Palmier Africain: Son Excellence Lambye Kadangha Bariki est l’Ambassadeur officiel du Togo aux Etats Unis. Quels sont vos rapports de travail avec lui ?


Samuel Kowouto: Je ne connais pas M. Bariki en personne et je n’ai aucun rapport de travail avec lui. Quels rapports, voulez-vous que nous tissions avec ce Togolais qui s’est en toute conscience rangé du côté des oppresseurs du peuple et des prédateurs du Togo ? Le FRAC veut le changement pour un nouveau départ dans la reconstruction du Togo. Or ce M. Bariki est aux antipodes de nos convictions. Nous ne pouvons rien faire de constructif  avec le représentant de la dictature familiale aux USA.


Le Palmier Africain : Quelle mission vous a confié le FRAC ?


Samuel Kowouto: Ma première mission est de porter à la connaissance du peuple et des autorités américains le vrai visage et la nature du gouvernement togolais sortant. J’ai aussi pour mission d’expliquer à mes interlocuteurs le vrai danger que représente la dynastie familiale des Gnassingbé pour le futur du Togo ; tout ceci, en partant de leurs bilans des trente huit années passées au pouvoir par le père et des exploits de son fils depuis 2005. Le bilan fait d’assassinats, de détournements des biens publics et de siphonages répétés des caisses de l’Etat est éloquent et visible devant nous tous. Le chômage des jeunes, la misère des familles togolaises, l’école qui n’est plus ce qu’elle fut, la santé publique qui a perdu de son aura au Togo sous la dictature, voilà des dossiers que nous entendons ouvrir dans le cadre de notre mission ici aux Etats-Unis.   N’oublions pas non plus nos frères assassinés pour avoir dit non à la dictature militaire des Gnassingbé de père en fils. Des documents existent et nous les vulgariserons ici dans l’opinion américaine. Ce n’est qu’un avant goût de ce que nous entendons faire. En cela, ce n’est pas  Bariki Kadangha qui viendra s’offrir en collaborateur. Nous entendons ensuite travailler pour une meilleure coordination des initiatives et des actions des membres et des associations de la diaspora togolaise en vue de résultats concrets qui reflètent l’unicité des efforts pour déloger la dictature familiale des Gnassingbé sur la terre de nos aïeux.


Le Palmier Africain : D’aucuns disent que le FRAC est un regroupement éphémère de leaders qui n’ont rien de fondamental en commun autre que leur haine pour le RPT.  Vous qui êtes proches d’eux, pouvez-vous nous dire si ces leaders sont vraiment unis sur les sujets principaux ? 


Samuel Kowouto: La grave crise que connait notre  pays le Togo depuis 1963 a fini par convaincre les différents courants qui se partagent la lutte contre la dictature militaro-fasciste des Gnassingbé qu’il faut à un moment arriver à un mouvement unitaire pour aller vers le changement et l’alternance politique au sommet de l’Etat. C’est cette ambition qui a abouti à la naissance du FRAC dont je salue ici encore la clairvoyance de ses leaders qui viennent de tous les horizons sociopolitiques et ethniques. Le RPT, dans ses propagandes rétrogrades et réactionnaires avaient coutume de dire que le Togo entrerait dans une guerre civile, si jamais le pouvoir revenait aux partis de l’opposition qui ne seraient constitués que de Togolais du Sud. Aujourd’hui, le FRAC est là pour prouver le contraire de cette fallacieuse assertion des mythomanes au pouvoir à Lomé.  Nous au CMAF-Togo, nous saluons l’initiative du FRAC et nous la soutenons. Nous avons été parmi les premiers avec certaines associations de la diaspora togolaise et d’autres associations panafricaines en Europe à proposer nos services aux initiateurs du FRAC. Nous nous inscrivons dans leurs démarches et actions. Vous comprenez pourquoi notre soutien est sans réserve aux leaders et aux Togolais qui se reconnaissent dans le FRAC. Humblement laissez-moi ici jeter des fleurs à ces messieurs du FRAC pour leur amour du peuple togolais. 


Le Palmier Africain : Ne pensez-vous pas que la création du FRAC est une tentative de la part de Kofi Yamgnane,  Dahuku Péré et François Boko  d’exploiter la popularité de l’UFC pour les échéances à venir ?  


Samuel Kowouto: Ce n’est pas cela les termes du débat d’aujourd’hui. Allons-nous continuer à nous accommoder de la dictature familiale des Gnassingbé et de leurs miliciens militaro-fascistes ? Le peuple togolais, dans son immense majorité, dit non. Les leaders politiques qui ont compris ce message ont initié, Dieu merci, le FRAC. C’est ce qui fait le sujet du moment. Les rivalités personnelles, les calculs mesquins, nous n’en connaissons pas à l’heure actuelle au sein du FRAC. 


Le Palmier Africain: Quelles sont vos impressions sur les négociations entreprises par Gilchrist Olympio ?  Ne trouvez-vous pas que cette démarche pourrait permettre de sortir pacifiquement le Togo de la longue crise dans laquelle il est plongé depuis des décennies ?


Samuel Kowouto : M. Gilchrist Olympio est un togolais comme tout autre. Il est libre de mener la lutte à sa manière et selon sa stratégie. Mais je ne suis pas sûr, compte tenu des expériences passées, que la crise togolaise trouvera son dénouement par la simple formation d’un gouvernement avec le RPT, quelque soit le nom qu’on lui attribue. Trop de torts et de crimes ont été commis au Togo au nom de ce RPT. Ceux qui avaient commis la maladresse d’aller dans un gouvernement avec ce RPT en sont sortis comme des pestiférés aux yeux du peuple. Je ne sais pas si M. Olympio que, je respecte beaucoup, s’en est rendu compte avant d’aller à ces négociations secrètes pour secourir l’héritier de la dictature dans ces moments difficiles qu’il traverse actuellement avec la falsification des résultats de l’élection présidentielle du 4 mars dernier. Je ne sais pas non plus si M. Olympio a la rancœur si tenace pour oublier subitement aujourd’hui le sens qu’il avait donné à la lutte contre la dictature au Togo dont il s’était très tôt posé en éclaireur de pointe depuis des décennies. Laissons le temps au temps et l’Histoire jugera. Pour le moment, prenons la peine d’observer ce que fait le voisin du coin. 


Le Palmier Africain: Gilchrist Olympio dit rechercher des gens courageux pour intégrer le gouvernement Houngbo II.  Ne trouvez-vous pas là une belle occasion pour vous de réaffirmer votre attachement au Togo en consentant de faire ce sacrifice ? 


Samuel Kowouto : M. Gilchrist Olympio est le président de l’UFC, le parti politique le plus implanté au Togo. Ce parti regorge de talents enviables et enviés. Je ne suis pas de l’UFC. A mon niveau, je ne suis qu’un simple citoyen soucieux du futur de son pays. Je me place aux côtés du peuple qui agonise sous le joug de la famille Gnassingbé protégée par une armée tribalo-fasciste qui terrorise à longueur d’années la population aux mains nues. Comme je l’ai dit, ceux qui se sont amusés à flirter avec le régime RPT en jouant de leur témérité pour entrer dans ces genres de gouvernement d’union sont revenus comme des lépreux en politique. Avis aux amateurs et ceux qui veulent se faire hara-kiri.


Le Palmier Africain: Avez-vous eu à rencontrer des autorités américaines sur la crise togolaise ?  Si oui, que vous ont-elles dit ?


Samuel Kowouto : J’ai déjà rencontré des responsables américains de divers bords. Nous n’en sommes qu’au début ; le travail continue. 


Le Palmier Africain: Que deviendrez-vous alors si le FRAC venait à échouer ?


Samuel Kowouto: La lutte pour la liberté est un combat permanent. “Freedom is not free” disait George W. Bush. Je me suis engagé dans cette lutte avant la naissance du FRAC. Non seulement, j’ai la conviction que malgré les menaces vaines des partisans de la dictature familiale, malgré les embûches de tout genre, les pièges et autres intrigues, le FRAC ne va pas échouer. De toutes les façons, mon combat aux côtés du peuple togolais ne trouvera sa fin que quand viendra la mort de ce régime d’exception qui sévit dans notre pays depuis 1963.


Le Palmier Africain: Le Samedi 15 Mai 2010, le FRAC à Lomé a demandé une quête pour soutenir ses actions.  Le lendemain, nous avons appris que vous avez lancé une quête aux Etats Unis pour soutenir le FRAC.  Est-ce à dire que le FRAC est à court de moyens financiers ?


Samuel Kowouto: La collecte de fonds pour une campagne électorale ou une action politique n’est pas une invention du FRAC. Dans les pays civilisés dits de grande démocratie, cela se fait. Prenons seulement le cas OBAMA ; son site continue de demander et de collecter des fonds de part les Etats Unis. Est-ce à dire qu’il est à court de moyens financiers ? De toutes les façons, l’argent est le nerf de la guerre, a dit quelqu’un. Et toute action politique qui se respecte, en a besoin pour aboutir à ses buts. A ce niveau, je réitère mon appel à tous les Togolais qui  ont les moyens de penser à venir financièrement en aide au FRAC. C’est ce qui se fait dans toutes les démocraties.


Le Palmier Africain : Votre mot de fin


Samuel Kowouto: Ces quelques mots vont à Faure Gnassingbé, l’homme de la dynastie familiale et de la dictature militaire. Son avènement au pouvoir a pour conséquence de générer des extrémismes dans notre pays. Or, le Togolais est humble, modéré et réfléchi dans toute action qu’il observe ou engage. La brutale injection de Faure Gnassingbé à la tête des affaires de l’Etat togolais par les radicaux partisans de son papa a créé des chocs dans la population. Il a fait massacrer des Togolais pour s’asseoir sur le trône de son père. A son âge, cela ne le sert pas. Qu’il pense à revenir à de meilleures initiatives et se libérer de la pression des profiteurs qui l’entourent. Il n’est jamais trop tard pour faire de bonnes actions à l’endroit du peuple. Qu’il pense à cela.

Au peuple togolais, je dis tout simplement de continuer à faire preuve de son courage et de sa dignité de tous les temps, malgré toutes les souffrances qu’il endure avec le dictateur et ses héritiers. Quelle que soit la longueur de la nuit, à l’horizon se trouve le jour.

 

Le Palmier Africain : Merci, Monsieur Kowouto.


Samuel Kowouto : C’est moi qui vous remercie du fond du cœur pour l’opportunité que vous m’avez offerte.


Interview Réalisé par Joël Y. Agbékponou